Nue
De ta peau ambrée de vers,
De ton ombre,
J'ai peur...
Quand brûle la paresse de l'encre
Et que me déchire le désir d'écrire
Voilà que s'embrase le vide
Des jours inutiles
J'ai peur...
Peur, du halo obscur
De l'obscur sans halo
De la Triste caravane,
Qui défile,
Vagabonde
Enflammée de Murmures dérobés
A des fleurs furibondes
Sans pistil
Sans pétales
Juste une silhouette enivrante...
Christine Martinetto